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30.05.2008
Une nuit de Décembre

"Sur la longue route qui menait vers vous
Sur la longue route j'allais le coeur fou
Le vent de décembre me gelait au cou
Qu'importait décembre, si c'était pour vous
Elle fut longue la route
Mais je l'ai faite la route
Celle-là qui menait jusqu'à vous
Et je ne suis pas parjure
Si ce soir je vous jure
Que pour vous je l'eus faite à genoux
Il en eu fallu bien d'autres
Que quelques mauvais apôtres
Que l'hiver et la neige à mon cou
Pour que je perde patience
Et j'ai calmé ma violence
Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous."
- Barbara -
C'est début décembre qu'elle m'a dit "je t'aime" et qu'elle m'a embrassée sur le pas de la porte. Je crois même que j'ai dû m'accrocher à la poignée, j'avais peur de décoller du sol... Puis je l'ai laissée partir : il fallait tout régler.
En pleine nuit j'ai reçu un message "je rentre, tu viens à ma rencontre ?"
J'étais couchée, j'ai sauté dans un jean, enfilé un tee shirt, mon coeur bondissait. J'ai attrapé mes clés et je suis sortie. Sans pull sans manteau, mais je m'en fichais : elle rentrait ! J'ai couru tout le long du trajet, j'ai couru comme si ma vie en dépendait, puis je l'ai vue, je n'ai rien dit j'ai juste souri. Peu m'importait le pourquoi du comment : elle rentrait...
13:53 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
09.05.2008
Un petit bijou d'animation
Ce petit film d'animation, projet de fin d'études de quatre étudiants de l'ESMA (Ecole Supérieure des Métiers Artistiques) de Montpellier, est une pure merveille. Je vous laisse découvrir ;)
23:44 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : film, animation, poésie, légende
A celle avec qui, sans cesse, je renais...

Affinités secrètes
Madrigal panthéiste
Dans le fronton d'un temple antique,
Deux blocs de marbre ont, trois mille ans,
Sur le fond bleu du ciel attique,
Juxtaposé leurs rêves blancs;
Dans la même nacre figées,
Larmes des flots pleurant Vénus,
Deux perles au gouffre plongées
Se sont dit des mots inconnus;
Au frais Généralife écloses,
Sous le jet d'eau toujours en pleurs,
Du temps de Boabdil, deux roses
Ensemble ont fait jaser leurs fleurs;
Sur les coupoles de Venise
Deux ramiers blancs aux pieds rosés,
Au nid où l'amour s'éternise,
Un soir de mai se sont posés.
Marbre, perle, rose, colombe,
Tout se dissout, tout se détruit;
La perle fond, le marbre tombe,
La fleur se fane et l'oiseau fuit.
En se quittant, chaque parcelle
S'en va dans le creuset profond
Grossir la pâte universelle
Faite des formes que Dieu fond.
Par de lentes métamorphoses,
Les marbres blancs en blanches chairs,
Les fleurs roses en lèvres roses
Se refont dans des corps divers.
Les ramiers de nouveau roucoulent
Au coeur de deux jeunes amants,
Et les perles en dents se moulent
Pour l'écrin des rires charmants.
De là naissent ces sympathies
Aux impérieuses douceurs,
Par qui les âmes averties
Partout se reconnaissent soeurs.
Docile à l'appel d'un arome
D'un rayon ou d'une couleur,
L'atome vole vers l'atome
Comme l'abeille vers la fleur.
L'on se souvient des rêveries
Sur le fronton ou dans la mer,
Des conversations fleuries
Près de la fontaine au flot clair,
Des baisers et des frissons d'ailes
Sur les dômes aux boules d'or,
Et les molécules fidèles
Se cherchent et s'aiment encor.
L'amour oublié se réveille,
Le passé vaguement renaît,
La fleur sur la bouche vermeille
Se respire et se reconnaît.
Dans la nacre où le rire brille,
La perle revoit sa blancheur
Sur une peau de jeune fille,
Le marbre ému sent sa fraîcheur.
Le ramier trouve une voix douce,
Écho de son gémissement,
Toute résistance s'émousse,
Et l'inconnu devient l'amant.
Vous devant qui je brûle et tremble,
Quel flot, quel fronton, quel rosier,
Quel dôme nous connut ensemble,
Perle ou marbre, fleur ou ramier ?
Extrait du recueil Emaux et Camées - T. Gautier
21:05 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.05.2008
Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort - Nietzsche

Je ne sais pas si c’est vrai mais, il est vrai que la douleur nous fait évoluer et changer, c’est indéniable…
Ce qui ne nous tue pas, nous fait avoir un regard nouveau sur notre vie.
Ce qui ne nous tue pas, nous permet de nous rapprocher de nous même.
Ce qui ne nous tue pas nous laisse une cicatrice si profonde qu’elle restera à jamais la marque visible d’une souffrance X à un évènement Y.
Ce qui ne nous tue pas nous ouvre les yeux sur nos propres erreurs.
Peut-être qu’effectivement, si on s’en sort, on s’en sort grandi et donc plus fort.
Je m’en suis sortie, blessée au plus profond, pas indemne, mais, je suis fière de moi…
Merci à celles et ceux qui y ont contribué, vous avez une place toute particulière dans ma vie ;)
01:29 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

